Pourquoi Des Terres de Norfendre s'affranchit de la course aux cotations

Publié le 24 septembre 2026 à 03:26

Manifeste pour le chien fonctionnel

On nous demande régulièrement pourquoi Des Terres de Norfendre, alors que nous sommes membres du R.A.L.I.E. depuis sept ou huit ans, n’adhère pas à sa charte d’élevage et ne cherche pas davantage à faire monter ses chiens dans les cotations.

Il n’y a pourtant aucun conflit particulier derrière ce choix. Nous connaissons le club depuis des années et une bonne partie de ce qui figure dans sa charte correspond à ce que nous faisons déjà. Simplement, certains critères nous paraissent être des bases normales de l’élevage, d’autres pourraient selon nous aller plus loin, et nous ne partageons pas complètement la place accordée aux expositions et aux cotations dans la sélection des reproducteurs.

Il existe surtout un point qui compte beaucoup pour nous : nous ne voulons pas nous retrouver dans une situation où le maintien dans une charte nous conduirait à écarter d’office un reproducteur intéressant simplement parce qu’il ne possède pas la qualification ou le parcours demandé.

Dans une race à population limitée, nous voulons conserver la possibilité d’aller chercher un individu moins valorisé en exposition si son pedigree, sa famille, sa santé, sa longévité, ses aptitudes et surtout sa complémentarité génétique avec notre femelle nous paraissent intéressants.

Avec les années, notre ligne d’élevage s’est précisée. Ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est d’abord la santé, la longévité des familles, la diversité génétique, le tempérament et la fonctionnalité. Nous voulons des Irish Wolfhounds capables de bouger, de galoper, de poursuivre et de récupérer correctement après l’effort.

Si cette façon de travailler signifie que certains de nos chiens resteront à une cotation relativement modeste, cela ne nous pose aucun problème.

Ce que nous partageons avec la charte du R.A.L.I.E.

La première condition est d’être membre du club depuis au moins deux ans. Nous le sommes depuis sept ou huit ans, donc ce n’est évidemment pas ce qui nous empêche d’adhérer à la charte.

Le respect de la réglementation, les conditions de vie des chiens, leur suivi sanitaire, la traçabilité, la vente directe des chiots et le suivi des familles sont également des principes avec lesquels nous sommes d’accord.

Même chose concernant l’inscription au LOF et la traçabilité des origines. Nous travaillons évidemment avec des pedigrees connus et reconnus.

En revanche, pour nous, un pedigree devient réellement intéressant lorsqu’on commence à regarder ce qu’il y a derrière les noms qui y figurent. Nous cherchons les ancêtres communs, leur position dans le pedigree, les répétitions de certaines lignées, mais également les informations disponibles sur les frères, les sœurs, les parents et les grands-parents.

L’identification ADN et la vérification des filiations nous paraissent également indispensables. Sur ce point, nous sommes totalement en accord avec la charte.

Le dépistage du shunt porto-systémique chez les chiots nous paraît lui aussi essentiel. C’est un problème connu dans la race et il est logique de le rechercher avant le départ des chiots.

Là où notre approche diffère un peu, c’est que nous considérons tous ces éléments comme le début du travail et non comme son aboutissement.

Le suivi cardiaque

Le R.A.L.I.E. demande déjà un suivi cardiaque régulier et il serait faux de prétendre le contraire. C’est une très bonne chose.

Nous souhaitons cependant aller plus loin au moment de la reproduction.

Un contrôle annuel peut très bien avoir été réalisé plusieurs mois avant une saillie. Pour nos reproducteurs, nous préférons donc disposer, dans la mesure du possible, d’un examen cardiaque complet réalisé dans les trois à six mois précédant la mise à la reproduction.

Cela ne garantit évidemment rien. Un examen cardiaque normal indique l’état du chien au moment où il est réalisé ; il ne permet pas de prédire ce qui arrivera plusieurs années plus tard.

Mais au moment de prendre une décision de reproduction, nous préférons travailler avec une information aussi récente que possible.

Nous regardons également ce qui se passe autour du chien. Le résultat cardiaque du reproducteur nous intéresse, mais l’état de ses parents, de ses frères et sœurs et éventuellement de ses descendants nous intéresse tout autant lorsque ces informations sont disponibles.

L’orthopédie et la locomotion

Sur un chien de la taille et du poids d’un Irish Wolfhound, l’appareil locomoteur mérite selon nous une attention particulière.

Les examens orthopédiques sont importants, mais nous accordons également beaucoup d’importance à quelque chose de très simple : regarder le chien vivre.

Comment se déplace-t-il ? Comment galope-t-il ? Est-il à l’aise après plusieurs kilomètres ? Comment récupère-t-il ? Comment évolue sa locomotion avec l’âge ?

Un résultat vétérinaire et l’observation du chien sur le terrain ne s’opposent pas. Les deux nous intéressent et se complètent.

Là où nous nous éloignons davantage : les expositions et la sélection des reproducteurs

Nous n’avons rien contre les expositions. Nous en faisons et nous continuerons probablement à en faire.

Un beau résultat fait plaisir. L’avis d’un juge peut être intéressant et permet d’avoir un regard extérieur sur un chien.

Ce que nous ne souhaitons pas, en revanche, c’est qu’un résultat d’exposition devienne une condition suffisamment importante pour nous empêcher d’utiliser un chien que nous considérons intéressant pour notre programme d’élevage.

C’est probablement ici que se trouve notre principale réserve vis-à-vis d’une charte conditionnant certains choix de reproduction à des qualifications précises.

Prenons un exemple très simple.

Nous pouvons trouver demain un mâle peu ou pas présenté en exposition, mais correctement construit, testé, fonctionnel, issu d’une famille intéressante en matière de santé et de longévité, et surtout possédant un pedigree particulièrement complémentaire de celui de notre femelle.

Si ce chien nous permet en plus de retrouver très peu d’ancêtres communs, ou de repousser ceux-ci très loin dans le pedigree, il peut présenter pour nous un intérêt considérable.

Nous ne voulons pas devoir l’écarter parce qu’il lui manque une qualification obtenue sur un ring.

C’est important, car sélectionner implique également de préserver une population génétique suffisamment large.

Lorsqu’un système conduit plusieurs éleveurs à travailler prioritairement avec le même ensemble d’individus répondant à des critères de sélection donnés, il existe un risque de réduire progressivement le nombre de reproducteurs réellement utilisés. Ce n’est pas propre au Lévrier Irlandais ni aux expositions : c’est un problème classique de gestion génétique des populations canines.

Ce mécanisme ne signifie évidemment pas que la cotation crée automatiquement de la consanguinité. Ce serait faux.

Notre inquiétude porte sur autre chose : ajouter des critères obligatoires peut réduire le nombre d’individus disponibles alors que certains chiens laissés de côté pourraient apporter une diversité génétique intéressante.

Or nous ne voulons justement pas nous priver de ces chiens.

Nous préférons conserver la liberté de juger un reproducteur sur l’ensemble de son dossier plutôt que sur son seul niveau de qualification : sa construction, sa santé, son tempérament, ses aptitudes, son âge, sa famille, sa longévité familiale, ses descendants lorsqu’il en possède et la façon dont son pedigree complète celui de notre femelle.

Cela peut parfaitement nous conduire à utiliser un chien très titré.

Cela peut tout aussi bien nous conduire vers un chien beaucoup moins connu.

Pour nous, les deux doivent rester possibles.

Le travail, la PVL et ce que nous cherchons réellement sur le terrain

La PVL reste pour nous un outil intéressant. Elle permet de vérifier l’attrait du chien pour la poursuite et d’observer sa vitesse, son engagement et une partie de sa technique de course.

Mais nous ne pensons pas qu’elle suffise, à elle seule, à évaluer toutes les aptitudes fonctionnelles que nous recherchons chez un Irish Wolfhound.

Et sur ce point, notre réflexion ne repose pas uniquement sur une interprétation personnelle de la race.

Le standard officiel de la Fédération Cynologique Internationale rappelle que l’Irish Wolfhound a été utilisé en Irlande pour la chasse au loup, au sanglier et au cerf. Il le décrit comme un grand lévrier très fort et musclé, mais construit avec élégance, avec un mouvement facile et actif.

L’Irish Wolfhound Club of America développe également cette dimension fonctionnelle dans son standard illustré. Le Wolfhound y est présenté comme un chien athlétique et endurant, dont la construction doit permettre de couvrir du terrain efficacement.

Cette conception correspond à ce que nous recherchons.

Nous aimons les grands chiens puissants, mais nous ne recherchons pas la masse pour la masse.

Un chien excessivement lourd doit déplacer ce poids à chaque foulée et pendant toute la durée de son effort. À nos yeux, la puissance n’a donc d’intérêt que si elle reste compatible avec la vitesse, l’agilité, l’endurance et la capacité du chien à utiliser efficacement son corps.

Lorsque nous parlons d’un Lévrier Irlandais fonctionnel, nous ne parlons donc pas simplement d’un chien capable d’effectuer une accélération sur quelques centaines de mètres.

Nous parlons d’un chien capable de se déplacer, de couvrir du terrain, de galoper, de s’adapter à son environnement et de récupérer après l’effort.

La PVL permet d’en observer une partie. Elle ne permet pas de tout mesurer.

Dans les espaces où nos chiens peuvent évoluer librement et en sécurité, nous observons beaucoup la manière dont le groupe fonctionne. Il ne s’agit évidemment pas de les faire chasser du gibier. Nous observons ce qui apparaît lorsque plusieurs chiens disposent de suffisamment d’espace et de liberté pour prendre eux-mêmes des décisions.

Certains anticipent, certains suivent davantage, d’autres modifient leur trajectoire en fonction du groupe ou prennent spontanément une initiative. Des interactions et une organisation apparaissent entre eux.

Nous ne présentons pas cela comme une reconstitution historique de la chasse au loup. En revanche, cette capacité à prendre des décisions et à fonctionner avec d’autres chiens nous intéresse dans notre propre sélection.

C’est ce que nous appelons ici l’autodétermination.

Nous voulons conserver des chiens capables de réfléchir sans attendre continuellement une instruction humaine.

Nous les observons également sur des terrains très différents. Un chien fonctionnel, dans notre conception, doit être à l’aise dans un champ comme dans un sous-bois, capable de passer dans une végétation dense, de franchir des obstacles naturels ou d’entrer dans l’eau sans que chaque changement de terrain devienne une difficulté.

Et nous regardons surtout ce qui se passe après.

Après une longue sortie, une activité soutenue ou une sortie à vélo adaptée au chien, nous observons la récupération : la respiration, la locomotion, la fatigue générale et le temps nécessaire avant que le chien retrouve son état habituel.

Cette observation ne remplace jamais un examen médical et encore moins un bilan cardiaque. Elle nous apporte simplement une information supplémentaire sur la fonctionnalité du chien.

À nos yeux, l’endurance et la récupération comptent aujourd’hui au moins autant que la performance ponctuelle.

Autonome sur le terrain, coopératif avec l’humain

Nous cherchons également à préserver la capacité à travailler avec l’humain.

Les activités de traction nous permettent notamment d’observer cette autre facette du chien.

Il doit comprendre ce qu’on lui demande, apprendre des indications, accepter une direction et avoir envie de participer à une activité avec son conducteur.

Nous cherchons finalement deux qualités qui pourraient sembler contradictoires mais qui, pour nous, ne le sont pas.

Nous voulons un chien capable de coopérer avec son humain lorsqu’un travail lui est demandé, tout en restant suffisamment autonome pour analyser une situation et prendre une initiative lorsqu’il dispose de sa liberté.

Aujourd’hui, aucune épreuve ne permet réellement de quantifier l’ensemble de ces qualités.

La PVL nous en montre une partie. Les activités de traction en montrent une autre. Les sorties libres et la vie quotidienne nous permettent encore d’en observer d’autres.

C’est cet ensemble qui nous intéresse.

Nous ne sommes pas partis avec des chiens parfaits

Nous n’avons aucune difficulté à le dire : nous n’avons pas commencé notre élevage avec les meilleurs individus du monde.

Certains de nos premiers chiens n’ont pas eu la longévité que nous aurions souhaitée. Nous avons été confrontés à un ostéosarcome ainsi qu’à un décès resté totalement inexpliqué. Une rupture d’anévrisme a éventuellement été évoquée, mais nous n’avons jamais pu établir la cause avec certitude.

Nous n’allons pas réécrire cette histoire aujourd’hui sous prétexte qu’elle serait plus jolie sur un site d’élevage.

Les décès de nos chiens ont toujours été annoncés et, lorsque nous connaissions la cause, nous l’avons donnée. Lorsque nous ne savons pas, nous disons simplement que nous ne savons pas.

Il faut cependant regarder une famille dans son ensemble. Sur les deux côtés de nos pedigrees, certains apparentés sont toujours vivants et plusieurs mâles sont morts à plus de neuf ans.

C’est justement pour cette raison que nous essayons de ne jamais tirer de conclusion sur un seul individu. Nous regardons la fratrie, les parents, les grands-parents et les descendants lorsqu’il y en a.

Nos premiers chiens avaient leurs qualités et leurs faiblesses, mais ils nous ont aussi transmis quelque chose que nous recherchions : un véritable instinct de poursuite.

Aujourd’hui, nous essayons de conserver cette qualité tout en travaillant davantage sur le reste : le cœur, l’endurance, la récupération, la longévité et la diversité génétique.

C’est un travail qui prendra plusieurs générations.

Regarder les familles plutôt que les palmarès

Un chien peut avoir un palmarès extraordinaire. Cela ne nous empêchera jamais de vouloir savoir ce qu’il y a autour.

À quel âge sont morts ses parents ? Ses frères et sœurs sont-ils toujours vivants ? Quelles pathologies trouve-t-on dans la famille ? A-t-il déjà produit ? Que sont devenus ses descendants ?

Nous ne disposons évidemment jamais de toutes les informations et une partie de la génétique nous échappera toujours. Mais plus nous avons de recul, plus nous pouvons réfléchir au mariage en connaissance de cause.

C’est également pour cette raison que nous pouvons préférer un chien moins titré si sa famille, son pedigree et sa complémentarité avec notre femelle nous semblent plus intéressants.

La diversité génétique

Nous regardons beaucoup les coefficients de consanguinité, mais nous ne voulons pas en faire un chiffre magique.

Un COI faible est intéressant, mais il faut encore comprendre comment il est construit.

Nous regardons donc le nombre d’ancêtres communs, lesquels reviennent et surtout à quelle génération.

Notre objectif est d’essayer de repousser ces ancêtres et d’éviter de concentrer sans cesse les mêmes lignées.

Cela explique aussi pourquoi nous pouvons aller chercher des reproducteurs à l’étranger. Allemagne, Belgique, Royaume-Uni ou ailleurs : la frontière nous importe assez peu si le chien présente un réel intérêt pour la femelle concernée.

Cela complique parfois les choses. Il faut chercher, se déplacer, organiser éventuellement une insémination et cela coûte généralement plus cher.

Mais nous préférons accepter ces contraintes plutôt que choisir un mariage de proximité uniquement parce qu’il serait plus simple à organiser.

Jinx et Tomaso : un exemple concret

Le mariage entre Val’Anyr Jinx Windrunner des Terres de Norfendre et Power & Elegance De Tomaso Pantera correspond assez bien à cette manière de réfléchir.

Le choix n’a pas été fait en cherchant le mâle qui permettrait d’obtenir la meilleure valorisation possible dans une grille française.

Nous avons regardé ce que Tomaso pouvait apporter à Jinx.

Nous avons étudié les pedigrees, la consanguinité, les ancêtres communs, les lignées et les informations dont nous disposions sur leur longévité.

Nous avons également regardé Tomaso lui-même.

À presque neuf ans, le voir encore se déplacer et galoper avec autant de vitalité est une information qui nous intéresse.

Cela ne signifie absolument pas que ses descendants vivront aussi longtemps. De la même manière, un COI faible ne garantit pas une portée sans problème et deux reproducteurs parfaitement testés ne garantissent pas des chiots qui ne seront jamais malades.

Il n’existe aucune garantie de ce type en élevage. Nous essayons simplement de réunir suffisamment d’éléments favorables pour faire des choix aussi cohérents que possible.

Pourquoi ne pas adhérer à la charte, alors ?

Nous sommes déjà d’accord avec une bonne partie de ce qu’elle contient et nous sommes membres du R.A.L.I.E. depuis sept ou huit ans.

Notre choix n’est donc pas une opposition au club.

La principale difficulté est ailleurs.

Nous ne voulons pas adhérer à un dispositif qui pourrait nous placer un jour devant ce choix : utiliser le reproducteur que nous considérons comme le plus intéressant pour notre femelle ou conserver le bénéfice de la charte.

Si demain nous trouvons un chien sain, fonctionnel, issu d’une famille présentant un recul intéressant et surtout génétiquement très complémentaire de notre femelle, nous voulons pouvoir l’utiliser même s’il ne possède pas toutes les qualifications nécessaires pour entrer dans le cadre prévu.

Dans une race dont la diversité génétique doit être surveillée, nous considérons que cette liberté est importante.

Cela ne signifie pas que nous rejetons les chiens cotés. Plusieurs de nos propres chiens possèdent d’ailleurs des résultats en exposition et en travail.

Nous refusons simplement que la cotation devienne un filtre qui nous empêcherait d’envisager un reproducteur intéressant pour d’autres raisons.

C’est probablement, plus que tout le reste, ce qui explique notre choix de ne pas adhérer à la charte.

Nous ne vendons pas de miracle

Nous ne pouvons pas garantir qu’un chiot né chez nous vivra dix ou douze ans, qu’aucune maladie n’apparaîtra ou qu’un mariage donnera exactement ce que nous avions imaginé.

Nous pouvons en revanche tester les reproducteurs, étudier leurs familles, tenir compte des problèmes rencontrés, essayer d’éviter certains risques connus, rechercher davantage de diversité et regarder honnêtement ce que donnent les générations que nous produisons.

Si un mariage révèle une faiblesse, nous devrons en tenir compte pour la suite. Si certaines qualités se retrouvent régulièrement, ce sera également une information utile pour les générations suivantes.

C’est aussi pour cette raison que la transparence sur nos chiens nous paraît importante.

Ce que nous cherchons finalement

Nous n’avons pas envie d’opposer systématiquement le chien de beauté au chien de travail.

Un beau chien peut être fonctionnel, sain et vivre longtemps. Un chien qui court peut également développer des problèmes de santé.

Nous essayons de réunir le maximum de qualités sans perdre de vue celles qui nous paraissent essentielles.

Nous voulons un Irish Wolfhound qui ressemble à un Irish Wolfhound, avec la puissance nécessaire, mais sans rechercher une masse excessive qui finirait par devenir un handicap fonctionnel.

Nous voulons un chien athlétique, endurant, capable de galoper et de récupérer correctement, à l’aise sur différents terrains et capable d’utiliser son corps.

Nous voulons conserver son instinct de poursuite et son aptitude à fonctionner avec d’autres chiens.

Nous voulons également un chien capable de coopérer avec l’humain lorsqu’on lui demande un travail, tout en conservant suffisamment d’autonomie, d’initiative et d’intelligence pour réfléchir par lui-même.

À cela s’ajoutent le tempérament, la santé, la connaissance des familles et la diversité génétique.

Nous ne saurons pas dans deux ans si nous avons réussi.

Il faudra probablement dix ans, quinze ans et plusieurs générations avant de disposer d’un recul sérieux sur ce que nous produisons.

Nous pourrons alors regarder l’évolution de nos lignées : leur longévité, leur santé, leur fonctionnalité avec l’âge, leur récupération, leur aptitude au travail, leur instinct de poursuite et la diversité génétique que nous aurons réussi ou non à préserver.

Pour l’instant, c’est dans cette direction que nous travaillons.

C’est la ligne d’élevage que nous avons choisie pour Des Terres de Norfendre.

Sources

Fédération Cynologique Internationale — Standard FCI n°160, Irish Wolfhound. Standard officiel de la race et rappel de son utilisation historique.

Irish Wolfhound Club of America — The Illustrated Standard of the Irish Wolfhound. Référence notamment sur la construction athlétique, le mouvement et l’endurance du Lévrier Irlandais.

Irish Wolfhound Club of America — Irish Wolfhound Standard of Excellence. Standard de race et description de l’équilibre recherché entre puissance, vitesse et mouvement.

 


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